Avant de rejoindre la fraternité Sainte Elisabeth au sein de l’EHPAD, trois jeunes femmes sont intervenues pendant un peu plus d’un mois, comme auxiliaires de vie auprès de notre Petite Sœur Pascale, à raison d’une heure par jour. Il y avait une Française née d’un parent portugais, une femme guinéenne (Conakry) de religion musulmane, et une autre tibétaine !
Au fil des jours, des relations sympathiques se sont tissées avec Pascale mais aussi avec les autres Petites Sœurs de la fraternité. Elles prenaient du temps pour parler avec Pascale et s’intéressaient à ce qu’elle avait vécu tout au long de sa vie. Elles ont aussi découvert ce qui faisait notre vie ensemble, ont posé des questions sur notre vie religieuse et sur notre vie communautaire. Voyant nos relations une a dit : « c’est beau l’attention que vous avez les unes pour les autres ».

Elles nous posaient aussi des questions. La jeune femme de religion musulmane s’est particulièrement intéressée à notre vie de prière et parlait de la sienne. Ce qui l’a touchée, c’est qu’on l’ait accueillie et qu’on lui proposait à boire. Le dernier jour où elle est intervenue, elle est arrivée avec des petits cadeaux pour chacune de nous et d’autres pour Pascale dont un cadre confectionné par elle-même où elle avait écrit : « Merci d’être cette merveilleuse, formidable et courageuse femme que tu es. Nous t’aimons tous et nous ne t’oublierons jamais pour le bien et la joie que tu nous as apportés ». Nous avons été très touchées par cette délicatesse.
Pascale exprime comment elle a vécu cette aide :
« J’ai rencontré trois personnes d’une discrétion complète et d’une délicatesse que je ne pourrais pas oublier, je ne m’imaginais pas cela comme çà. Et je retrouve cela ici à l’EHPAD, ça me fait du bien et ça m’a aidée à faire le passage avec ici. Des personnes avec une grande simplicité qui m’ont aidée à faire un passage un peu compliqué. »
Je voudrais souligner cette délicatesse. Elles s’intéressaient beaucoup à moi. Elles ont été « mon rayon de soleil » et ça continue aujourd’hui. Ces trois auxiliaires m’ont préparée à ce que je vis aujourd’hui.
Pascale et la fraternité du Liéru, Angers