Aller au contenu

Un mardi gras mémorable !


Les Petites Sœurs de Saint François renouvelées au départ de leurs ainées parties pour un retraite bien méritée. Emménageant et prenant une grande place dans la vie de notre village en distribuant à l’envi leur bienveillance et leur générosité.

Bientôt … pratiquants modérés, ou indifférents pour ne pas dire hostiles à notre Eglise, glisseront tout doucement, vers l’accueil chaleureux de leur fraternité. Petits cafés, journées de réflexion, jeux et recueillement leur étaient offert dans ce lieu de repos des cœurs.

Mardi gras n’échappant pas à la règle, préparé minutieusement par de gentilles bénévoles, par celles des Petites Sœurs qui avaient la possibilité de laisser leur travail à l’hôpital, à l’école ou à la maison de retraite.

Crêpes, bonbons, et boissons diverses siégèrent ainsi dans les petits salons, décorés de charmante manière de fleurs et de jolies nappes offrant aux futurs convives les piles d’assiettes et de verres qui allaient être pris d’assaut par les gourmands.

Pierrot, Arlequin et Colombine, inspirèrent les plus réticents à se grimer mais dès le portail les ballons colorés invitaient à la fête.

Les chapeaux pointus, distribués à l’entrée proposaient, à chacun, l’union avec les autres. Le défilé commence alors, par un couple de fermiers basques avec un panier d’œufs sans oublier le célèbre béret noir couronnant le front martial de son propriétaire. Suivait une jardinière, un peu perdue sans son jardinier de mari prévu dans un autre engagement. Marie, ornée d’une broche de crayons de couleurs, nous montrait par ce symbole, les illustrations de certains passages de sa Bible, que son talent avait enluminé de planches harmonieusement peintes.

Un mendiant peu reconnu, inquiétant quelque peu Michelle qui sortait visiblement de la piscine, avec son bonnet de bain et les lunettes de plongée. Quant à Régine arrivant tout droit du pays d’Arles, laissant de côté les corridas, mais jouant avec les castagnettes, accompagnant la chanson des gardians de Camargue. A leur tour les basques entonnèrent une mélodie très connue de leur région et chacun y alla de son histoire et de ses souvenirs qu’il partageait avec ses voisins devenus des amis.

Enfin la soirée nous fut proposé en son terme, par un recueillement dans l’oratoire pour l’entrée en Carême. Soirée réussie en tous points et reconnaissance à nos Petites Sœurs qui une fois encore ont tout fait pour nous apprendre à aimer l’autre tout simplement.

Je crois savoir que Là-Haut, dans un coin du Ciel, Mère Joséphine souriait.