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Louise Renault, qu deviendra Mère Joséphine, naît en Anjou le 30 mars 1819, dans une famille paysanne modeste. Dès son plus jeune âge, elle fait l’expérience de la pauvreté, de la souffrance, du travail manuel et de la maladie. Elle grandit marquée par un solide bon sens, un amour profond des plus petits et une foi enracinée dans le quotidien.

Couturière talentueuse, puis patiente à l’hôpital d’Angers à cause de sa santé fragile, elle y rencontre les Sœurs de Saint Vincent de Paul et découvre un chemin de service. En 1855, elle entre dans le Tiers-Ordre franciscain et prend le nom de Sœur Joséphine. Cette spiritualité franciscaine, centrée sur la pauvreté, la fraternité et l’amour de la création, confirme l’intuition profonde qui anime déjà sa vie : suivre Jésus dans la compassion et la simplicité.

En 1865, des tertiaires franciscaines d’Angers lui demandent de les guider dans leur projet de vie commune au service des malades. Après mûre réflexion et prière, elle accepte, avec courage et humilité. Sous son impulsion, la communauté se structure, se développe et reçoit en 1873 la reconnaissance de l’évêque d’Angers. C’est la naissance de la Congrégation des Petites Sœurs de Saint François d’Assise. Elle choisit ce nom en toute conscience :

La vie et les écrits de Mère Joséphine restent aujourd’hui une source d’inspiration vivante. Elle nous invite à une vie simple, fraternelle et donnée Mère Joséphine incarne une spiritualité de la simplicité et du don. Inspirée par Saint François d’Assise, elle vit l’Évangile au cœur de la vie ordinaire, dans le soin porté aux autres, en particulier aux plus petits et aux souffrants. Elle ne dissocie jamais la compassion envers le Christ souffrant et celle envers l’homme blessé. Son message se résume en quelques mots clefs :

  • Prendre soin, dans toutes les dimensions de la personne (corps, âme, relations),
  • Aimer avec douceur et fermeté, dans une bienveillance constante,
  • Marcher dans l’humilité, avec confiance en la Providence,
  • Goûter la paix intérieure, fruit de l’abandon à Dieu.

Mère Joséphine meurt à Angers le 13 janvier 1889. Mais son esprit continue d’habiter les Petites Sœurs, aujourd’hui encore, en France comme en Centrafrique. Elle inspire une vie de fraternité, de service, de simplicité, à la suite du Christ Serviteur.

Sa spiritualité, sa forme de vie, attirent aussi des laïcs qui se nourrissent de sa spiritualité et vivent en proximité des Petites Soeurs : les Chrétiens associés.

Une rue de Morannes, d’où elle est originaire, porte aujourd’hui son nom : Louise Renault. Mère Joséphine n’est pas seulement une figure du passé.

Elle est une compagne sur nos chemins d’aujourd’hui, une voix douce qui nous murmure encore : « Allons, c’est bien, c’est bien. »

A l’occasion des 150 ans de la congrégation en Centrafrique,
l’abbé Marcelin Kpeou et Emmanuel Degaulle ont composé et écrit
ce chant qui décrit avec justesse la fondatrice de notre congrégation.
La version originale en langue Sango est ici traduite en Français.

Crédits : Abbé Marcelin Kpeou / Emmanuel Degaulle