Dans une société où le fait religieux se fait plus discret, la vie consacrée demeure un signe fort de l’Évangile. Bien que chaque baptisé soit consacré par nature, certains choisissent une voie radicale pour rappeler à tous que le sens ultime de l’existence se trouve en Dieu.
Le sens de la consécration baptismale
La vie consacrée qu’est-ce que ces mots signifient pour nos concitoyens et concitoyennes? Ils sonnent étrangèrement dans notre société où la dimension religieuse se fait discrète ou s’exprime par des formes inédites. Par le Baptême, nous sommes tous des consacrés. Nous appartenons à Dieu qui est notre Père et nous enveloppe de sa tendresse. À travers tout ce que nous sommes et ce que nous vivons, notre existence lui est vouée, offerte. Elle est un retour à Dieu de tout ce qu’il nous donne. Toutes les personnes baptisées sont ainsi des consacrées.
Un témoignage particulier au cœur du monde
Mais parmi elles, il en est qui ont choisi de mettre un accent spécial sur cette consécration pour en faire un témoignage. C’est une manière de dire à tous les autres: vous vivez votre consécration en vous engageant dans les activités et les valeurs de ce monde. N’oubliez pas ce qu’elle vise. Soyez attentifs au sens qu’elle donne à votre vie. Les personnes qui s’engagent dans cette consécration spéciale renoncent à des réalités bonnes, honnêtes et désirables pour souligner que le but de la vie est au-delà de ces réalités: aimer Dieu et se laisser aimer par Lui et répandre cet amour autour de nous, tel est l’appel de l’Évangile. L’engagement au célibat, à la pauvreté et à l’obéissance, constitue la façon radicale de répondre à cet appel de l’Évangile, qui s’adresse à tous et que le grand nombre suit par d’autres chemins.


La diversité des vocations
La vie consacrée ainsi entendue de se comprend pas hors les perspectives de la foi et de la vocation chrétienne. Traditionnellement, la vie consacrée s’est réalisée dans les communautés religieuses. Depuis un certain nombre d’années, on la retrouve dans des instituts séculiers: des personnes vivent cet engagement dans les milieux profanes et des tâches séculières. Il y a aussi d’autres formes moins répandues mais significatives: des vierges consacrées, des ermites consacré(e)s, le veuvage consacré, etc…


Un don précieux pour l’Église
Ces communautés et ces personnes sont un don précieux pour notre Église. Il nous manquerait un témoignage important si elles n’étaient pas là. Une journée comme celle de février est un bon moyen de nous le rappeler, de renouveler notre estime pour la vie consacrée pour que cette lampe ne s’éteigne pas dans notre Église
Robert Lebel, évêque émérite de Valleyfield